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 Tmot_maire

photo du maire 2018

Fabrice Michelet,
Maire
"L’un de nos collègues maires s’est suicidé, il y a quelques jours. En effet, Jean-Marie Deschodt, maire de Montalembert, a mis fin à ses jours le 18 janvier dernier.

J’ai appris à connaître Jean-Marie en 2014, lors de nos réunions de la communauté de communes de Cœur du Poitou. Fraîchement élu, il a littéralement plongé dans le monde des collectivités locales, de ses tracas. Discret, il a, au cours des réunions, pu apprendre rapidement le fonctionnement de nos collectivités. J’appréciais beaucoup entre autres ses sourires.

Après une maladie qui l’a handicapé, il est revenu avec toujours l’envie d’être au service de ses concitoyens. Il était pugnace et sa ténacité était une qualité forte chez lui.

Je savais que des projets locaux avaient secoué la commune, et qu’en premier lieu, le maire était visé ou était au centre de ces débats. Lorsque j’ai appris son décès, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement.

La mise en place de la stèle en mémoire d’une famille juive, déportée, le projet d’une commune nouvelle, le projet d’éoliennes ont ébranlé le village… et le maire.

Oui, il peut y avoir du débat. C’est la démocratie.
Oui, on peut ne pas être d’accord mais la raison doit l’emporter.

Nous, les maires, sommes devenus pour beaucoup « les punching balls de la République ». La critique est facile. Mais combien osent prendre ces responsabilités lorsqu’il s’agit de devenir élu de cette république et maire ?
Un maire est plus exposé de par sa position de numéro 1 mais est-il responsable de tout ? Aux yeux de beaucoup, c’est « la faute du maire » quand quelque chose ne va pas.

Cette pression permanente est devenue une souffrance pour beaucoup. Nous, les maires, ne demandons pas de remerciements ; juste le respect de nos personnes pour la fonction que nous occupons.

Nous n’avons pas su voir suffisamment la souffrance de Jean-Marie même s’il s’était confié à quelques élus. Je sens, je sais qu’il y a une solidarité entre nous, les élus et les maires, même si nous pouvons avoir des divergences sur tel ou tel dossier. Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise. Si on est d’accord avec ça, nous devons alors nous serrer les coudes, aider celles et ceux qui sont dans la souffrance et que ceux-ci n’hésitent pas à dire, à partager leur mal-être. Des solutions existent. Et faisons attention à nous.

Nous sommes là pour servir ; pas pour mourir.

Alors qu’il aurait pu rester tranquillement à la retraite, Jean-Marie a fait le choix, de se présenter en 2014, pour servir sa commune de cœur, pour servir ses habitants. Il aurait pu choisir la facilité en ne prenant aucune responsabilité. Mais il a préféré s’engager.

Durant ces 5 ans, Jean-Marie n’a pas compté son temps.
Durant ces 5 ans, Jean-Marie n’a pas ménagé sa peine.
Durant ces 5 ans, Jean-Marie s’est investi totalement.

Pour que sa commune avance.
Pour sa population.
Pour représenter Montalembert.

Aujourd’hui, je suis triste que Jean-Marie, l’un des nôtres, un élu de la République nous quitte dans ces circonstances. Je conserverai en mémoire l’image d’un homme profondément altruiste, où l’intérêt général passait avant tout, le souvenir d’un homme qui allait au bout de ses projets.

Il a souvent fait passer la mairie avant ses affaires personnelles. Il a servi sa commune avec passion, abnégation et dévouement.

Il a été un serviteur de la République impliqué et engagé. Et cela ne mérite qu’une seule chose : le respect."